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Andry Rajoelina est le mal incarné d’un homme non élu.
Puisque les connivences mafieuses ne sont plus à l’abri des regards, Andry Rajoelina est atteint d’une intense folie des grandeurs. En effet, le Disc Jockey et la Haute Autorité de la Transition utilisent la Justice pour le compte personnel de ses acolytes, l’Etat Major de l’armée Malagasy au devant de la scène politique pour la promotion de l’oppression, les perquisitions sans aucun mandat judiciaire dans des résidences privées à la recherche de bombes artisanales ou de caches d’armes, les arrestations arbitraires hors du commun, un gouvernement incapable d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
Dans les circonstances présentes, beaucoup de Malagasy souffrent des dérives mafieuses de ce régime. Un Haja Resampa dont la capacité de nuire est tellement célèbre que l’on se demande s’il n’a pas perdu la raison. Un Mamy Ravatomanga inculpé dans une affaire stupéfiante de trafique de bois de rose, qui ose mettre en évidence la suprématie de sa puissance financière devant un juge pourri, sans scrupule, accusant à tort l’activiste environnemental Zakariasy. Un Hajo Andrianainarivelo paranoïaque qui a eu l’audace de trainer en justice un simple journaliste citoyen/blogueur activiste. Une Annick Rajaona incapable de respecter les normes de la hiérarchie diplomatique etc.
Les différentes exactions commises par la bande de Rajoelina font partie de nos us et coutumes. De ce fait, deux VIDEO mettant en examen le DJ et consorts pour la prison à vie sont à votre disposition.
Preuve numéro 1: À plusieurs reprises, le terme « MAFIA » est utilisé dans ce documentaire. Andry Rajoelina cité comme premier responsable des affaires de bois précieux à Madagascar!
Preuve numéro 2: Le Colonel Charles accusant Rajoelina de putschiste

Ketakandriana Rafitoson avec des jeunes du monde entier durant l’assemblée Youth et World Assembly, organisées à Montréal du 3 au 7 septembre 2012.
1/ Qui est Ketakandriana Rafitoson?
Je suis juriste politologue, je suis fière d’avoir accompli presque toutes mes études à Madagascar. Je suis passionnée par l’engagement citoyen et le volontariat et suis impliquée dans plusieurs associations et ONGs dont Liberty 32 et Nova Stella. Mes chevaux de bataille sont la défense des droits de l’homme, l’éducation civique et citoyenne, et le combat pour la démocratie et la participation politique des jeunes.
2/ Est ce que tu peux expliquer la raison de ton voyage au Canada?
Je fais partie des 15 jeunes boursiers sélectionnés dans le monde entier par CIVICUS et qui ont été invités à assister aux Youth et World Assembly, organisées à Montréal du 3 au 7 septembre 2012.
3/ Ton role, tes motivations et tes attentes par rapport à la conference proprement dite (CIVICUS)?
En premier lieu, il faut noter que le thème des assemblées de cette année était "Agir ensemble pour un monde plus juste. Définir un nouveau contrat social – Construire l’avenir ensemble".
Ce thème a ensuite été décliné en trois autres sous-thèmes: (i) Changer les nations par l’action citoyenne, (ii) Des partenariats stratégiques pour l’innovation sociale et (iii) Rédéfinir la gouvernance mondiale/globale.
Comme je l’ai dit plus haut, j’ai été recrutée pour faire partie des boursiers. Nous avons conclu un contrat avec CIVICUS: écrire des blogues couvrant ces 3 sous-thèmes avant, pendant et après les assemblées et en médiatiser le plus largement possible les résultats. Mais à part cela, comme je me suis inscrite aux assemblées comme simple activiste, j’ai profité à fond de chaque session et de chaque rencontre pour enrichir mon réseau et mes connaissances, afin d’améliorer mon action au niveau local.
J’attendais beaucoup de choses des assemblées CIVICUS: des contacts, des idées, des innovations, et j’ai été servie! Ce fut une expérience unique qui a à coup sûr changé le cours de ma vie et contribué à la maturation de mon engagement.
4/ En tant que journaliste citoyenne (blogueuse), l’utilisation de la nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication (nTIC) donne un autre aspect de ton engagement. Pourquoi?
Si j’ai des idées mais que je ne peux pas les partager, elles vont juste mourir dans ma tête et ce serait un beau gâchis. J’aime écrire, transmettre mon point de vue et susciter des réactions auprès des autres – même si ce sont souvent des critiques, j’assume. Avant, j’écrivais dans mes petits carnets, et de temps à autres, dans de petites revues. Avec Internet et les réseaux sociaux, le monde s’ouvre littéralement à moi et cela me donne un peu le tournis. C’est plaisant et terrifiant à la fois, mais en tout cas, c’est une expérience intéressante. En rédigeant des blogues et en"tweetant" pour CIVICUS par exemple, j’ai pu me rendre compte que des personnes habitant de l’autre côté de la planète partageaient mes opinions…ça m’a laissée pantoise!
Bref, les nTIC sont de formidables outils qu’il faut se donner la peine de mater et d’utiliser pour véhiculer ses idées. Dommage que l’accès à Internet à Madagascar coûte encore cher et laisse à désirer…
5/ Ton opinion concernant l’élection québécoise?
Ce fût une belle leçon de démocratie et j’en ai été hyper-jalouse, vu le grand bordel qui règne chez nous à Madagascar. Le fait que le Printemps Erable ait pu conduire à l’élection d’une femme comme Première Ministre a juste renforcé mes idéaux en matière de démocratie: liberté d’expression et de manifestation, élections libres et transparentes, alternance démocratique, équité entre hommes et femmes…Le rêve quoi!
Bien sûr, il y a eu des dérives, avant et après, mais ce sont de petits points noirs sur le tableau blanc de l’histoire politique du Québec…Comparée à notre tableau noir, cette histoire me semble presque surréaliste!!
6/ Le mot de la fin?
Je suis sortie plus qu’inspirée des assemblées mondiales de CIVICUS. J’ai des projets plein la tête et des envies irrépressibles de changement. Madagascar mérite mieux! Mais si on ne se bouge pas, rien n’arrivera…Pensez-y!
Toavina Ralambomahay est un ami de longue date. De formation juridique, journaliste et consultant. Il est aussi un citoyen engagé dans la lutte contre toute forme d’injustice. Dans son livre intitulé « Madagascar dans une crise interminable », il nous livre un point de vue critique et acerbe dans l’art de pratiquer la politique.
140 pages. Elles se lisent en 1h30 chrono en main ! Chaque paragraphe, chaque phrase est une balle. L’ensemble est une mitraillette qui tire sur les politiques bien sûr, mais aussi sur vous, citoyen. Plus étonnant encore, les flèches acides sur la communauté internationale. Toavina n’en rate pas une.
Le livre qualifie la crise d’interminable depuis 2011. La presse traditionnelle aujourd’hui en prend conscience et TV Plus a fait une émission « tetezami…tatra » ou « Transition à perpétuité ». À lire l’auteur, on dirait qu’il base son qualificatif d’interminable davantage pour un problème de justice à Mada que pour la durée de la crise en soi.
Il n’est pas le seul à avoir écrit sur les crises à Madagascar. Le Père Rémi Rahajarizafy a écrit sur 1972, plusieurs dont Didier Ratsiraka avec le journaliste de LCI Eric Revel ont écrit sur 1991 ; Razanamasy aussi a sorti son bilan de 1991 ; Nicolas Pesle, Patrick Rajoelina, sur 2002 ; Gisèle Rabesahala a livré ses mémoires qui vont plus loin que 1947. Et sur 2009, Solofo Randrianja, professeur d’histoire, a sorti à Karthala un ouvrage de 350 pages avec 10 autres auteurs comme le juge international Raymond Ranjeva. Et Patrick Rasolofo, avec d’autres universitaires ont sorti à l’Harmattan un livre sur les impacts de la crise sur les paysans.
Le mérite est peut-être là. Car « Madagascar dans une crise interminable » paru aux éditions l’Harmattan à Paris a été écrit par un jeune. Il a été édité à 29 ans. Et c’est un engagement citoyen et non un mémoire ou une thèse universitaire.
Le problème à Madagascar (enfin…entre autres…) rare sont les personnes qui osent écrire et lire est un luxe que les paresseux ne peuvent pas se permettre. Il est vrai qu’écrire c’est se livrer. Livrer sa pensée au monde, accepter de se faire critiquer, prendre le courage de faire avancer le débat et non rester indéfiniment sur les interrogations genre « le Padesm ou le MDRM est-il le traitre ». Ça fait 50 ans qu’on en parle. Pour 2009, si personne n’écrit, les questions-débats genre « 2009 est –il un coup d’Etat », « Ravalomanana a-t-il bien fait de donner les pouvoirs au militaires ou non ? » etc. seront…interminables.
Son but aujourd’hui est de publier un ouvrage qui recense des phrases bêtes qu’ont dit les hommes politiques malgaches. Du genre Bushism en Occident. Une autre manière d’appréhender la démocratie.
Enfin, chacun à sa façon de voir le déroulement des événements politiques de l’histoire de Madagascar depuis notre indépendance jusqu’à aujourd’hui. Tout homme qui se respecte, pour une cause juste, a une obligation intellectuelle d’informer autrui. Sinon, les écrits restent et leurs lectures instruisent et éduquent.
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